Un an sans alcool : 5 choses que j’ai apprises

J’ai officiellement fait le tour du cadran! 365 jours sans consommer, être malade ou avoir honte de ne plus me souvenir de ce que j’ai dit ou fait la veille. 

Ça a été toute une année, pleine de tentations, de remises en question, d’observation, de sauts dans le vide, de premières fois. 

Pour célébrer cet accomplissement majeur et précieux, je vous offre une liste de cinq choses que j’ai remarquées ou apprises pendant ce périple qui est loin d’être terminé.

1. Je suis plus fiable que ce que j’aurais pensé

J’ai entendu quelqu’un dire dans un balado que maintenant abstinent, il était plus fiable que jamais. Ça a résonné fort avec moi. Il y a un an, j’étais l’antithèse de la fidélité et de la loyauté. J’avais bâti un horaire où toutes les aiguilles de ma montre pointaient sur la bouteille. J’ai choké tous ceux que j’aimais pour aller boire, manqué le travail, black out, reporté des rendez-vous au lendemain and so on. Je suis fière et émue de pouvoir dire qu’aujourd’hui, je respecte mes engagements.

Et au pire, les personnes sobres sont possiblement le seul groupe ravi d’annuler une activité pour cocooner toute la soirée. 🙃

2. Ce n’est pas un mythe, être bien entouré est primordial

Personnellement, ce dont j’avais le plus besoin en me joignant au Sober Club, c’était des modèles. Des femmes (surtout) comme moi, de mon âge, funky, avec des histoires auxquelles je pouvais m’identifier et me dire « wow, si elles ont réussi, je le peux moi aussi! »

Spoiler alert: c’est exactement ce qui s’est passé et ça a changé ma vie.

Pouvoir se dire que tu peux être 100% toi-même et que quelqu’un sera là pour t’accueillir et t’écouter sans te juger, c’est inestimable. L’expression safe space prend tout son sens.

3. Ce n’est pas tout le monde qui va comprendre

L’envers de la médaille, c’est le moment où on se rend compte que les gens à l’extérieur de notre safe space ne sont pas tous aussi bienveillants que ce qu’on espérait. Je suis une naïve, et j’oublie rapidement que l’ouverture d’esprit et l’empathie, ce n’est pas donné à tout le monde. Ma singularité qui est pourtant célébrée avec le Sober Club est parfois regardée de travers dans mon quotidien.

C’est donc un rappel que la décision de sober up, on la prend pour nous et nous seul, et qu’on ne doit pas s’attendre à ce que notre entourage déroule le tapis rouge pour nous.

4. Rien ne va miraculeusement se passer

J’ai cru à tort pendant plusieurs mois que la sobriété me rendrait matinale, me motiverait à aller courir, écrire un roman, concevoir mes propres vêtements. Je pensais que mon retour à l’université serait facile, que ma transition d’un emploi à un autre serait douce, que tous mes problèmes seraient officiellement derrière moi... Mignon, mais complètement désillusionné! ✨

La sobriété apporte indéniablement de belles choses: de la clarté mentale, un sommeil finalement réparateur, un certain calme, voire une assurance nouvelle. Pour le reste, par contre, c’est à moi de faire la job. Ce n’est pas de tout repos, mais au moins, j’ai l’énergie pour y arriver.

5. It’s a lifelong journey, baby

Ça ne s’appelle pas lutter contre une dépendance pour rien! Reprendre le contrôle sur une substance qui a toute l’emprise, c’est tough. Les cravings sont là, et je ne m’attends pas à ce qu’ils disparaissent du jour au lendemain. Certains déclencheurs savent se montrer alléchants et la mémoire me fait parfois défaut, si bien que certaines soirées, un verre me semble presque comme une bonne idée. 

Si le petit diable sur mon épaule est maintenant plus souvent endormi qu’il n’est éveillé, le savoir toujours là m’effraie, et m’oblige à me retrousser les manches. La différence, c’est que 365 jours plus tard, je sais que je peux y arriver. 

Eloïse

Végane pour les animaux, sûrement un mocktail à la main

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