Les 28 jours sans alcool d’une sober curious
Pour la énième fois cette année, je me suis lancée dans les 28 jours sans alcool. Cette fois-ci, pas de niaisage, let’s go, don à la Fondation Jean Lapointe, celui qui donne accès la boîte de produits sans alcool pour «survivre» aux 28 jours.
J’ai essayé plusieurs fois de le faire, ces fameux 28 jours, pour finalement arrêter à mi-chemin, ou après 21 jours en me disant que j’en avais assez fait. Qu’est-ce que ça changeait vraiment dans le fond, que je continue 1 semaine de plus ou pas? Tell me you have a problem, without telling me you have a problem.
Et là, ceux qui me connaissent doivent se dire, Cat, t’es pas siiiiii pire que ça, y’a des gens qui boivent pas mal plus que toi. Et oui, y’en a des pires, mais quand on se compare à pire, on ne devient pas meilleur!
2023, c’était mon année, j’allais compléter les 28 jours. Il faut dire que depuis l’été, j’avais déjà commencé à questionner ma consommation et à m’intéresser à un mode de vie sobre, ou du moins pas loin (allô les événements du Sober Club qui m’ont beaucoup aidé là-dedans).
Première semaine. Y’a rien là, mais je ne vois pas vraiment de différence dans ma vie ou mon quotidien. Ça a pas mal aidé que je n’aie pas d’événements de prévu qui m’auraient incité à boire.
Deuxième semaine. Ok, on dirait que je me sens bien. Est-ce que ce sont mes antidépresseurs? Est-ce que c’est parce que j’ai recommencé à m’entraîner? Est-ce que c’est ma nouvelle réalité de pigiste? Un peu de tout ça, je pense. On va continuer.
Troisième semaine. Pendant ma session de thérapie, je me suis rendu compte que je ne m’étais jamais senti aussi bien de ma vie. Je me sens réveillée, énergisée. Est-ce que c’est parce que je ne bois pas d’alcool, ou pour les mêmes raisons évoquées dans ma deuxième semaine? Qui sait. Ce qui est certain, c’est que mon mood est meilleur qui ne l’a jamais été et que la sobriété est la seule réelle nouvelle addition à mon cocktail bien-être.
Quatrième semaine. J’ai enfin reçu ma boîte de produits! Allô les mocktails et les prêts à boire sans alcool. Je me dis que ça m’encourage à continuer, que c’est peut-être ça qui a fait que je n’ai pas réussi à terminer tous les autres 28 jours que j’ai commencés.
«ma réelle motivation, c’est mon bien-être»
Cinquième semaine. « Mais Catherine, il n’y a pas 5 semaines à février.» Et non, mais j’ai décidé de continuer. Les mocktails et tous les produits sans alcool aident vraiment à continuer, mais ma réelle motivation, c’est mon bien-être. À 37 jours sans alcool (quand j’ai écrit ce texte, le 7 mars 2023, faites le calcul pour savoir je suis à combien de jours quand vous lirez 😉 ), c’est moins tentant de repartir le compteur à 0, surtout en sachant que ce qui vient avec n’est pas positif. Baisse d’énergie, mauvais sommeil, humeur qui laisse à désirer, motivation à être la meilleure patate de divan qui soit, et j’en passe.
Et les semaines à venir? Ma fête? La saison des mariages qui approche? Les occasions de recommencer à boire ne vont pas manquer. Il n’y a pas d’autre façon que d’y aller 1 journée à la fois. 1 party à la fois. 1 milestone à la fois. Pour le reste, il y a Apéro à Zéro qui a ouvert la première boutique de sans alcool au Québec. Marilou, je vais peut-être avoir besoin d’un abonnement!